Russ Meyer, délicieusement pervers...

Russ Meyer, délicieusement pervers...
Enfin du cul (!) sur ce blog diront certains, lassés par les comédies musicales, les trips psychés et autres péloches gorasses que je m'efforce d'illustrer ici. Motivé par les rediffusions des Vixens et autres Faster Pussycat! Kill! Kill! sur Arte ces derniers temps (et oui, tous les jeudi soir vers minuit, c'est le cycle trash, aujourd'hui devenu régulier d'ailleurs) et par la vision du Boulevard de la Mort de ce gros geek de Tarantino, dont l'acte finale fait ouvertement référence à Russ Meyer, voici donc un article filmographique du bougre. Contenez cependant vos ardeurs, fougueux triquarts et autre durs du chibre adeptes de la fesse généreuse, car il est moins question de cul (au sens anatomique du terme j'entends), que de paires de seins disproportionnées (ou magnifiquement proportionnel penseront certains fétichistes de la mamelle bien gonflée) chez l'ami Russ.
Les bandes sexy US des années 60 et 70 ne manque pas, et pourtant les folies mammaires du père Russ ressortent indéniablement du lot grâce à la folie de leur réalisateur (et les attributs mammaires de ses actrices, j'en convient). Petite présentation à travers les films que j'ai vu !

Tout d'abord, Russ Meyer, l'homme derrière l'œuvre: Né en 1922, le jeune Russ, accroc de la caméra, va se faire la main en tant que caméraman de guerre sur la 2nd mondiale (d'où peut-être ses références au nazisme dans certains de ses films). De retour aux USA, il sera photographe pour Playboy. C'est alors qu'il va rentrer dans le circuit des nudies (qu'il va en faite réellement lancer) avec son The Immoral Mr. Teas (1959), premier essai pas forcement transcendantal mais dont la photographie soignée aide à faire passer la pilule. Viendront ensuite (après quelques autres nudies), Lorna en 64 puis Motor Psycho et Faster Pussycat! Kill! Kill! en 1965. Le style est posé, la machine est lancée. Suivent quelques films plus ou moins sexy, dont Vixen (1968), premier épisode d'une sorte de saga Meyerienne, dont les épisodes suivants sont justement les chef-d'œuvres qui nous intéressent. Après deux films produits par la Twentieth Century Fox, et dont certains éléments sont déjà, paraît-il, annonciateurs de la folie à venir. En 1975, Russ Meyer met alors en boite ce que d'aucuns considère comme son chef-d'œuvre absolu: le déjanté Supervixens, suivront ensuite Up !(titré Megavixens en France) et Ultravixens (respectivement sortis en 1976 et 1979). Ce seront les derniers et meilleurs films de Russ Meyer, décédé en 2004, après quelques projets avortés.

Tour de piste des métrages que j'ai pu voir :

Motor Psycho (1965):
Le plus oubliable des films dont je vais parler à mon avis, bien qu'il soit parfois considéré comme l'égal de Faster Pussycat! Kill! Kill! (sorti la même année d'où confusion peut-être...), qui lui est selon moi très largement supérieur. Bon, mais que nous réserve ce moteur fou ?! Et bien on suit une bande de trois jeunes (dont un rescapé de guerre... donc c'est un dur, il faut le comprendre comme ça) qui sillonnent le désert à cheval sur leur bécanes, en écoutant du bon vieux rock'n'roll (enfin je crois, la bande-son du film étant intégralement Jazzy...). Ne sachant que faire dans ce désert pourri, ils décident de rosser un pauvre gars et d'y violer sa jeune et belle compagne dont la poitrine, n'atteignant pas encore des sommets Meyeriens, commence déjà à tirer sur le corsage. Ma fois on s'occupe comme on peut en Amérique. Continuant leur virée, il tombe sur un village où travaille un bon vétérinaire, rien de bien bandant me direz-vous, si ce n'est que le petit docteur a une jolie femme à la poitrine plus que voluptueuse le harcelant matin et soir pour qu'il reste au lit. Ni une ni deux la jeune femme sera la prochaine victime du (mini)gang des motards. Le vétérinaire va alors vouloir se venger après avoir repousser les avances d'une autre calibrée du pare-chocs dont il soigne les chevaux ("elle aime les saillies" (!) apprend-t-on du pompiste pendant qu'il enfonce nonchalamment le tuyau de sa pompe dans la voiture, détail que Russ Meyer n'aurait pu manquer !). S'en suit courses poursuites ponctuées par la rencontre d'un vieux schnock et de sa belle auto-stoppeuse aux nichons compressés comme une œuvre de César. Bien entendu le vieux y passe, la jeune femme prend la fuite. Une scène hilarante plus tard (le véto se fait mordre par un serpend, il va alors plutôt violemment poussé la jeune femme à aspirer sa plaie en gueulant comme un bœuf "Suck it ! Suck it !") le jeune revenu de la guerre (un homme, un vrai donc !) pète un câble et tue un de ses compagnons, l'autre prenant la fuite il sera lui tué par la jeune femme croyant à une nouvelle agression. Puis confrontation final ou la présence d'un charge de dynamite va fortement aidé notre couple improvisé à pulvériser le Fat Bad Motherfucker.
Bref pas grand chose à se mettre sous la dent, si ce n'est une photographie (le film est en noir et blanc) parfaite et une bande-son Jazzy sans temps morts (Motor Psycho est parfois considéré comme un film musical). Pas de nudité, ni de gros délires, ce ne sont que les débuts, et en vu de ce qui va suivre, on peut pardonner à Mr Meyer cette péloche un brin timide (bon trois viols suggérés et 4 – 5 morts quand même !). Evitable.

Faster Pussycat ! Kill ! Kill !
SuperVixen
UltraVixen (Up !)

(en écriture)
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# Posté le mardi 26 juin 2007 04:36
Modifié le samedi 03 novembre 2007 16:04